Dès le 1er septembre 2026, les jeunes de moins de 15 ans ne pourront plus créer de compte sur Facebook, Instagram, Snapchat, X et TikTok. YouTube et WhatsApp restent accessibles.
“Je m’y étais engagé, c’est désormais voté”, a déclaré Emmanuel Macron.
La France devient le premier pays européen à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Le gouvernement justifie cette mesure par la protection des jeunes contre les contenus nocifs pour leur santé mentale et physique.
La France rejoint un mouvement international. L’Australie a déjà interdit les réseaux sociaux aux moins de 16 ans, et l’Angleterre devrait suivre l’année prochaine. La Grèce, l’Espagne et le Danemark y réfléchissent encore, tandis que l’Allemagne envisage un seuil à 13 ans.
Certains parlementaires alertent sur le risque d’ingérence dans la vie privée. Le député LFI Louis Boyard dénonce une soumission au contrôle d’identité, tandis qu’Arthur Delaporte, député socialiste, s’inquiète pour le respect de la vie privée et la liberté d’expression des mineurs.
Certaines associations préfèrent sécuriser, informer et éduquer les jeunes plutôt que leur interdire l’accès. Elles craignent que cette interdiction ne pousse les jeunes vers des plateformes moins sécurisées.
Concrètement, toute création de compte devra passer par la vérification de la carte d’identité. À partir du 1er janvier 2027, tous les comptes existants devront justifier leur âge sous 4 mois, sous peine de suppression.
Chaque plateforme choisira sa propre méthode de vérification : scan de carte d’identité via France Identité ou analyse biométrique du visage.
Cette mesure supprime tout anonymat en ligne. Pour les défenseur des libertés numériques, le risque d’une collecte massive de données est réel.
Bastien Le Querrec, juriste à La Quadrature du Net, dénonce le risque de fuite de données et le phénomène d’autocensure. Il estime qu'“on ne pourra plus s’exprimer librement si on sait que demain notre identité pourra être divulguée à un patron, à un conjoint ou à un pouvoir politique”.
La ministre déléguée au Numérique, Anne Le Hénanff, assure que le dispositif sera opérationnel dans les délais. Plusieurs associations qui luttent contre le harcèlement en ligne saluent cette mesure.
Le Conseil constitutionnel a été saisi et doit se prononcer sur la loi.
La Rédaction
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Robert Edition
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