La loi sur la fin de vie a été définitivement adoptée ce mercredi 15 juillet à l’Assemblée nationale par 291 voix pour, 241 contre et 29 abstentions.
Ce texte crée un droit à l’aide à mourir pour les personnes atteintes de pathologies graves et incurables. Il permet, sous certaines conditions, l’administration d’un produit létal.
Adoptée par l’Assemblée nationale après avoir été rejetée trois fois par le Sénat, cette loi place la France parmi les pays comme la Belgique, les Pays-Bas, la Suisse, le Canada et l’Uruguay qui ont légalisé l’aide à mourir. Le texte continue de provoquer de vifs débats dans le pays.
“En 2022, j’avais pris l’engagement d’ouvrir ce chemin avec les Français. Avec gravité, avec humilité et dans le plein respect de notre démocratie, cet engagement est tenu”, a déclaré Emmanuel Macron.
Gabriel Attal, ancien Premier ministre, a salué l’adoption de cette loi après 4 ans de débats parlementaires. De son côté, le député écologiste Alexis Corbière a qualifié le texte de “grand texte de liberté”.
Du côté de la droite, plusieurs voix se sont élevées contre le texte. Bruno Retailleau, candidat LR à l’élection présidentielle, a estimé que “ce n’est pas une loi de fraternité, c’est plutôt une loi d’abandon”. La députée européenne Laurence Trochu a également critiqué vivement cette loi.
Le député des Yvelines Karl Olive, qui a voté contre la loi, a exprimé son opposition en s’appuyant sur un témoignage personnel. Sur le réseau social X, il a déclaré : “Aucun Français ne devrait avoir à demander la mort faute de pouvoir être correctement soulagé, accompagné ou entouré.”
L’Église de France a également exprimé son opposition à la loi. Dans un communiqué, elle considère que cette législation constitue une rupture dans l’histoire du pays et qu’elle pourrait modifier le rapport de la société à la vulnérabilité, à la vieillesse, au handicap et à la maladie.
Un sondage Ifop réalisé en février 2026 indique que 87 % des Français sont favorables à ce que les personnes en fin de vie puissent choisir entre les soins palliatifs et l’aide à mourir. 84 % d’entre eux approuvent cette nouvelle loi.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé que le gouvernement allait saisir le Conseil constitutionnel sur trois points de la loi, notamment le délai de rétractation, la situation des majeurs protégés et l’obligation pour tous les établissements médico-sociaux de pratiquer l’aide à mourir. Les Sages disposent d’un mois pour rendre leur décision.
La Rédaction
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Robert Edition
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